ELG Avenir · Le quiz
Quel investisseur êtes-vous ?
Fourmi prévoyante, Bâtisseur ou Stratège ? Dix questions du quotidien pour découvrir votre façon de voir l’argent, et lire le guide qui vous correspond.
Quiz ludique, informatif et non contractuel. Il ne constitue ni un conseil en investissement ni le questionnaire de connaissance client réalisé en rendez-vous. Vos réponses restent dans votre navigateur.
Votre répartition
Votre guide
À propos
Ce quiz vous est proposé par ELG Avenir — Élodie Griffaton, conseillère en gestion de patrimoine à Saint-Thibault-des-Vignes (77).
Ma façon de travailler : tout commence par un premier échange de découverte, d’une à deux heures, pour comprendre votre situation, vos projets et vos priorités. Les pistes concrètes viennent ensuite, une fois votre situation bien comprise.
06 31 78 48 85 · elodie@elg-avenir.fr
Résultat indicatif, issu d’un quiz ludique, informatif et non contractuel. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Toute recommandation personnalisée suppose une étude complète de votre situation en rendez-vous. ELG Avenir — Conseiller en Investissements Financiers, adhérent de l’ANACOFI-CIF sous le n° E012285, ORIAS n° 26004645.
Votre épargne ressemble à un garde-manger : l’important n’est pas seulement ce qu’il contient, mais où chaque chose est rangée. Les conserves ne vont pas au frigo, le pain du jour ne se garde pas dix ans. Ce guide vous aide à ranger votre argent sur la bonne étagère, en 5 étapes.
Le principe : trois étagères
Chaque euro épargné a une date d’utilisation probable. C’est elle qui décide de l’étagère, pas l’envie du moment.
| Étagère | À quoi elle sert | Horizon | Supports possibles |
|---|---|---|---|
| Le frigo | Imprévus : panne de voiture, chaudière, baisse de revenus | Disponible tout de suite | Livret A, LDDS, LEP si vous y avez droit |
| Le placard | Projets identifiés : travaux, voiture, études des enfants | 2 à 8 ans | Assurance-vie avec une part sécurisée, livrets en complément |
| La cave | Long terme : retraite, transmission, capital qui grandit | 8 ans et plus | Assurance-vie diversifiée, PER, immobilier |
La Fourmi prévoyante remplit souvent très bien le frigo, au point de tout y mettre. Or ce qui dort au frigo pendant quinze ans finit par perdre de sa valeur face au coût de la vie.
1 Calculer votre réserve de sécurité
Votre frigo doit couvrir vos dépenses courantes pendant quelques mois, le temps de traverser un coup dur sans toucher au reste. Le repère habituel est de 3 à 6 mois de dépenses pour un salarié. Pour un indépendant, dont les revenus varient davantage, on vise plutôt 6 mois ou plus.
| Vos dépenses mensuelles | Réserve à 3 mois | Réserve à 6 mois |
|---|---|---|
| 2 000 € | 6 000 € | 12 000 € |
| 2 800 € | 8 400 € | 16 800 € |
| 3 500 € | 10 500 € | 21 000 € |
2 Ranger cette réserve dans le frigo
La réserve doit rester disponible à tout moment, sans risque de perte. Les livrets réglementés remplissent ce rôle, avec des intérêts exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Plafonds de versement en 2026 :
- Livret A : 22 950 € par personne ;
- LDDS : 12 000 € par personne ;
- LEP : 10 000 €, réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un seuil révisé chaque année. Si vous y avez droit, c’est souvent le premier livret à remplir.
Les taux de ces livrets sont fixés par les pouvoirs publics et évoluent plusieurs fois par an. Vérifiez le taux en vigueur avant de choisir.
3 Faire le tri dans ce qui déborde
Une fois la réserve constituée, tout ce qui dépasse n’a plus sa place au frigo. Posez-vous une question simple pour chaque somme : quand vais-je réellement en avoir besoin ?
- Dans moins de 2 ans : elle peut rester sur un livret.
- Entre 2 et 8 ans : elle peut aller sur le placard, avec une part sécurisée.
- Au-delà de 8 ans : elle peut descendre à la cave, où le temps travaille pour vous.
4 Faire travailler le reste, sans perdre le sommeil
L’assurance-vie est souvent le placard idéal pour une Fourmi. Elle n’est pas bloquée : vous pouvez retirer tout ou partie de votre épargne à tout moment. Elle combine deux types de rangements :
- le fonds en euros, où le capital est garanti par l’assureur, hors frais ;
- les unités de compte (actions, obligations, immobilier…), qui visent un meilleur rendement sur la durée, mais dont la valeur peut baisser, avec un risque de perte en capital.
Vous choisissez la proportion de chacun selon votre horizon et votre tolérance aux variations. Un autre atout : après 8 ans de détention, les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.
5 Automatiser
La meilleure Fourmi est celle qui n’a pas à y penser. Mettez en place un virement automatique le lendemain de la paie, même modeste. Comme pour les courses du mois, on remplit d’abord les placards, puis on vit avec le reste, et non l’inverse.
Les 5 erreurs les plus fréquentes
- Tout laisser au frigo : au-delà de la réserve de sécurité, l’épargne qui dort sur un livret pendant des années progresse souvent moins vite que les prix.
- Ne pas avoir de frigo du tout : investir sans réserve oblige à vendre au mauvais moment au premier imprévu.
- Confondre sécurité et immobilité : un placement sécurisé n’interdit pas de diversifier une partie de son épargne de long terme.
- Attendre « le bon moment » : une épargne régulière lisse les hauts et les bas, bien mieux qu’un pari sur la date d’entrée.
- Oublier ses contrats : un contrat d’assurance-vie ouvert il y a quinze ans mérite d’être revu (frais, supports, bénéficiaires).
Votre checklist
- J’ai calculé mes dépenses mensuelles réelles.
- Ma réserve de sécurité couvre au moins 3 mois (6 si je suis indépendant).
- J’ai vérifié si j’ai droit au LEP.
- Je sais quelle part de mon épargne servira dans moins de 2 ans, entre 2 et 8 ans, au-delà de 8 ans.
- J’ai un virement automatique mensuel.
- J’ai relu mes anciens contrats et la désignation des bénéficiaires.
Les plafonds et règles fiscales cités sont ceux en vigueur en octobre 2026 et peuvent évoluer. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Une maison solide commence par un plan, pas par la pose des tuiles. En immobilier, c’est pareil : la plupart des déceptions viennent d’un projet lancé sur un coup de cœur ou un avantage fiscal, sans avoir vérifié les fondations. Ce guide vous donne le plan de construction.
Avant les fondations : 4 questions
- Quel est mon objectif ? Des revenus complémentaires aujourd’hui, un complément de retraite demain, une baisse d’impôt, ou un capital à transmettre. Chaque objectif oriente vers une solution différente.
- Quel effort mensuel puis-je consacrer ? Un investissement à crédit demande souvent un complément chaque mois, entre la mensualité et le loyer perçu.
- Combien puis-je emprunter ? Votre capacité d’emprunt dépend de vos revenus, de vos crédits en cours et de votre stabilité professionnelle.
- Combien de temps ai-je à y consacrer ? Gérer soi-même un logement, c’est trouver les locataires, suivre les loyers, gérer les travaux. Certaines solutions permettent de tout déléguer.
Les trois chantiers possibles
Il n’y a pas un immobilier, mais plusieurs façons d’y investir. Chacune a ses avantages et ses contraintes.
| Logement ancien en direct | Logement neuf ou réhabilité, avec dispositif fiscal ou statut LMNP | Parts de SCPI | |
|---|---|---|---|
| Ce que vous achetez | Un bien précis, que vous choisissez | Un bien précis, souvent sur plan ou à rénover | Une fraction d’un parc de bureaux, commerces, santé, logements… |
| Ticket d’entrée | Prix du bien + frais de notaire | Prix du bien + frais réduits dans le neuf | Quelques centaines à quelques milliers d’euros |
| Gestion | À votre charge, ou déléguée à une agence | Peut être entièrement déléguée | Assurée par la société de gestion |
| Fiscalité | Revenus fonciers ou LMNP selon la location | Avantage fiscal en contrepartie d’engagements (durée, loyers, zones) | Revenus fonciers ; enveloppes alternatives possibles |
| Points de vigilance | Travaux, vacance locative, impayés | Emplacement, prix d’achat, respect des engagements | Frais d’entrée, revente non garantie, capital non garanti |
Le direct ancien
Pour le Bâtisseur qui aime choisir, visiter, et accepte de s’impliquer ou de payer une gestion.
Le neuf ou le réhabilité
Pour qui veut un bien concret, une fiscalité allégée et une gestion déléguée. L’avantage fiscal est la cerise, jamais le gâteau : un bien mal placé reste un mauvais investissement.
La SCPI
Pour qui veut la pierre sans aucune gestion, et répartir son risque sur de nombreux immeubles. Elle s’achète à partir de quelques centaines d’euros et se transmet facilement.
Le financement : la grue du chantier
Le crédit permet de bâtir plus grand que votre épargne seule : ce sont en partie les loyers et l’avantage fiscal qui remboursent l’emprunt. C’est ce qu’on appelle l’effet de levier. Trois points à connaître :
- Le taux d’endettement : les banques appliquent une règle du Haut Conseil de stabilité financière qui plafonne vos mensualités de crédit à 35 % de vos revenus, assurance comprise, sur 25 ans maximum en règle générale.
- L’assurance emprunteur : elle pèse dans le coût total du crédit. Vous pouvez la choisir ailleurs qu’à la banque, à garanties équivalentes.
- Les SCPI à crédit : elles peuvent aussi être financées par emprunt, ce qui permet de commencer sans apport important.
Les 5 pièges à éviter
- Acheter une fiscalité au lieu d’un bien : emplacement, demande locative et prix au m² passent avant l’avantage fiscal.
- Sous-estimer les frais : notaire, travaux, taxe foncière, charges de copropriété, gestion, assurance loyers impayés.
- Oublier la durée : quelle que soit la forme choisie, l’immobilier se pense sur 8 à 10 ans au moins. Frais de notaire pour un logement, frais de souscription pour une SCPI : les frais d’entrée font partie de toute acquisition immobilière, et il faut du temps pour les amortir. Se donner du temps, c’est laisser au bien l’occasion de prendre de la valeur et aux loyers celle de travailler pour vous.
- Négliger la liquidité : un logement ou des parts de SCPI ne se revendent pas en un clic. Gardez votre réserve de sécurité à côté.
- Tout faire seul : choix du bien, financement, notaire, gestion, déclaration de revenus… Un accompagnement de bout en bout évite bien des erreurs.
Votre checklist
- J’ai défini mon objectif principal : revenus, retraite, impôts ou transmission.
- Je connais l’effort mensuel que je peux consacrer à mon projet.
- J’ai une idée de ma capacité d’emprunt.
- Je sais si je veux gérer moi-même ou tout déléguer.
- J’ai comparé au moins deux des trois chantiers possibles.
- Ma réserve de sécurité reste intacte après l’investissement.
Les règles citées sont celles en vigueur en octobre 2026 et peuvent évoluer. L’investissement immobilier, direct ou en SCPI, présente un risque de perte en capital et de liquidité ; les revenus ne sont pas garantis. Un crédit vous engage et doit être remboursé ; vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Préparer sa retraite, c’est comme un bilan de santé : on repousse tant que tout va bien, puis on regrette de ne pas avoir commencé plus tôt. La bonne nouvelle, c’est qu’une feuille de route tient en 4 étapes : estimer, combler, optimiser, ajuster.
1 Estimer : où en êtes-vous ?
Avant de chercher des solutions, il faut connaître le point de départ. Le service public met des outils gratuits à votre disposition sur info-retraite.fr :
- le relevé de situation individuelle, qui récapitule les droits acquis dans tous vos régimes de retraite ;
- le simulateur « Mon estimation retraite » (M@rel), qui estime le montant de votre future pension selon l’âge de départ.
Vérifiez votre relevé : des trimestres oubliés (emplois d’été, périodes à l’étranger, congés maternité) sont fréquents, et il vaut mieux les corriger tôt.
Notez ensuite deux chiffres : votre revenu actuel et votre pension estimée. La différence entre les deux, c’est l’écart à combler.
2 Combler : de combien avez-vous besoin ?
Transformez l’écart mensuel en objectif concret.
Plus vous commencez tôt, plus l’effort mensuel est faible : le temps fait une partie du travail, comme une pâte qui lève pendant la nuit.
3 Optimiser : faire travailler la fiscalité pour vous
Trois outils se complètent. Le bon dosage dépend de votre âge, de vos revenus et de votre tranche d’imposition.
| Outil | Le principe | L’atout principal | La contrepartie |
|---|---|---|---|
| PER (plan d’épargne retraite) | Vous versez pendant votre vie active, vous récupérez à la retraite | Versements déductibles de votre revenu imposable, dans un plafond | Épargne bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas prévus par la loi ; sortie imposée |
| Assurance-vie | Épargne disponible, répartie entre fonds en euros et unités de compte | Souplesse et fiscalité allégée après 8 ans | Pas de déduction à l’entrée |
| Immobilier (direct ou SCPI) | Un capital qui génère des loyers | Revenus complémentaires à la retraite | Engagement long, risque sur le capital et les loyers |
Comment calculer l’économie d’impôt du PER ? Elle dépend de votre tranche marginale d’imposition (TMI), la tranche dans laquelle tombe le dernier euro de vos revenus.
Exemple : un versement de 4 000 € avec une TMI de 30 % réduit l’impôt de 1 200 €. Avec une TMI de 11 %, l’économie n’est que de 440 € : le PER est surtout intéressant quand la TMI est élevée.
Votre plafond de déduction figure sur votre avis d’impôt, à la rubrique consacrée à l’épargne retraite. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes peuvent être reportés.
4 Ajuster : le rendez-vous annuel
Une feuille de route n’est pas gravée dans le marbre. Comme un contrôle technique, elle se revoit chaque année, et à chaque changement de vie :
- évolution de vos revenus ou de votre tranche d’imposition ;
- naissance, mariage, séparation, achat immobilier ;
- changement de statut professionnel ;
- approche de la retraite, où l’on sécurise progressivement le capital accumulé.
Le meilleur moment pour ce point est la fin d’année : les versements sur un PER doivent être faits avant le 31 décembre pour réduire l’impôt de l’année.
Vous êtes indépendant ou en profession libérale ?
Votre feuille de route mérite une attention particulière :
- Votre pension de base est souvent plus faible au regard de vos revenus d’activité que pour un salarié. L’écart à combler est donc généralement plus important.
- Vos versements sur un PER se déduisent de votre bénéfice imposable, avec un plafond propre aux travailleurs non salariés, souvent plus élevé que celui des salariés.
- Vos revenus varient d’une année sur l’autre : une stratégie souple, avec des versements ajustés selon les bonnes et les moins bonnes années, est souvent plus adaptée qu’un montant fixe.
- La prévoyance compte autant que la retraite : un arrêt de travail peut compromettre votre effort d’épargne. Vérifiez vos garanties.
Votre checklist
- J’ai téléchargé mon relevé de situation individuelle sur info-retraite.fr.
- J’ai vérifié qu’il ne manque aucun trimestre.
- Je connais ma pension estimée et l’écart avec mon revenu actuel.
- Je me suis fixé un objectif de complément mensuel.
- Je connais ma tranche marginale d’imposition et mon plafond PER.
- J’ai noté un rendez-vous annuel de révision, avant le 31 décembre.
Les exemples chiffrés sont purement illustratifs. Les règles fiscales citées sont celles en vigueur en octobre 2026 et peuvent évoluer. Les supports en unités de compte et l’immobilier présentent un risque de perte en capital.
